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Député socialiste des bouches du Rhône, conseiller général, Marseille, nord,
Henri
Jibrayel a attiré l'attention de Monsieur Jean Louis Borloo Ministre de l'Ecologie sur l'éxonération de la taxe carbone pour les entreprises
de séchage et de distillation de PPAM (Plantes à Parfum aromatiques et Médicinales).
Les principaux débouchés de la filière plantes à parfum, aromatiques et médicinales sont les huiles essentielles et les plantes sèches. Dans ces deux cas, les procédés nécessaires à l'obtention
des produits finis ne peuvent se faire sans l'utilisation d'énergie, majoritairement issue de gaz propane.
La mise en place de la taxe carbone va donc avoir un impact économique extrêmement négatif
sur la filière, en particulier pour les coopératives et autres personnes morales réalisant des activités de séchage et de distillation. En effet, ces dernières ne sont pas concernées par le
remboursement anticipé de 75 % de la taxe.
Il est donc indispensable que les entreprises liées directement à la production puissent
bénéficier de cette mesure, sans quoi le surcoût qu'elles devraient assumer pénaliserait l'ensemble des exploitations agricoles qu'elles regroupent.
Une distillerie moyenne en France produit 20 T d'huile
essentielle et utilise par conséquent 31,2 T de gaz.
Avec la mise en place de la taxe carbone, les distilleries devront assumer un coût de
production supplémentaire moyen de 70 €/T d'huile essentielle produite. Le prix de vente moyen des huiles essentielles se situant à 16 €/kg, on peut facilement considérer que ce surcoût affectera
la compétitivité des distilleries françaises.
Henri Jibrayel demande donc au Ministre si il envisage d'inclure les coopératives et
autres personnes morales réalisant des activités de séchage ou de distillation de PPAM, dans la procédure de remboursement anticipé de 75 % de la taxe carbone ?
Publié le 01/02/2010 à 13h12