Député socialiste des bouches du Rhône, conseiller général, Marseille, nord,
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Débat sur la Poste aux Docks des Suds
Objectif, maintenir la
pression. Alors que l'avenir de l'établissement public se discute toute la semaine au Sénat, les responsables du Collectif des Bouches-du-Rhône contre la privatisation de La Poste ont ouvert le
débat à tous. Plus de 300 personnes ont assisté à ce rassemblement aux Docks des Suds (les représentants de syndicats et d'associations, les élus), un débat riche en idée qui a permis de discuter
des suites à donner à la mobilisation réussie autour de la votation citoyenne.
Dans les Bouches-du-Rhône, près de 123 000 personnes avaient participé à la votation citoyenne. Le « non » à la privatisation l'ayant emporté à 98,8 %.
Extrait de l'intervention d'Henri Jibrayel :
"Le gouvernement a l’intention de privatiser La Poste en faisant une société anonyme dont le capital sera introduit en bourse. Cette réforme sonnerait le glas du service public postal,
c’est-à-dire de l’un des services publics essentiels à l’exercice réel des droits des citoyens, en l’occurrence du droit à la communication. Nous devons l’empêcher, car nous voulons que ce droit
fondamental puisse continuer à s’exercer avec des garanties qu’une gestion privée ne peut apporter.
Que demandons-nous concrètement ? De ne pas sacrifier davantage la présence des bureaux de poste dans les zones rurales et les quartiers populaires, partout où l’activité de La Poste ne peut
dégager une rentabilité importante. D’améliorer les conditions de distribution du courrier et d’accueil des usagers, et non de les moduler en fonction de l’intérêt financier des zones couvertes.
De garantir le prix unique du timbre, de pérenniser la distribution six jours sur sept, supérieure aux obligations européennes. De permettre aux foyers les plus modestes de trouver encore un
partenaire bancaire au sein de La Poste, attentif à leur situation.
La privatisation de La Poste ne va pas améliorer la qualité du service rendu, mais au contraire la dégrader et rendre celui-ci beaucoup plus inégalitaire."
Publié le 06/11/2009 à 09h53
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