

Conseiller Général (Canton de Verduron)
Membre de la commission permanente
Député des Bouches du Rhône
(4e circonscription)
Vice-président du groupe Socialiste
à l'Assemblée Nationale
en charge des Transports
Membre de la commission
des affaires économiques
Vice-président du groupe d'amitié France-Liban
Secrétaire du groupe d'amitié France-Comores
Vice-président de la mission parlementaire de lutte contre les violences faites aux femmes
Le Président du groupe Socialiste à l'Assemblée Nationale, Jean-Marc Ayrault vient de charger son vice président Henri Jibrayel d'une mission
d'animation d'un groupe de travail sur les banlieues.
Dans un premier temps ce groupe aura pour objectif de rencontrer l'ensemble des acteurs qui travaillent sur cette thématique. Associations, représentants des collectivités, travailleurs sociaux,
acteurs économiques... afin de réaliser une radiographie la plus précise possible de la situation.
Le groupe de travail les auditionnera sur des problématiques aussi diverses que l'emploi, l'insertion, la violence, l'urbanisme, la sécurité ou encore la
scolarité.
Après l'échec du Plan Banlieues de Fadéla Amara, Henri Jibrayel et le groupe Socialiste à l'Assemblée Nationale, veulent explorer de nouvelles pistes de réflexion, pour comprendre et trouver des
solutions aux problèmes des banlieues.
« Le problème des banlieues en France est souvent perçu comme un problème d'intégration. La dégradation des biens publics et le non respect des représentants de l'ordre seraient les effets
d'une trop grande différence culturelle. C'est pour écarter ce préjugé que j'ai souhaité la mise en place de ce groupe de travail. L'objectif n'est pas d'ajouter une énième loi au mille feuilles
législatif, mais plutôt de proposer des pistes et des solutions pratiques et pragmatiques » commente Henri Jibrayel.
Un million de demandeurs d'emploi vont perdre leurs droits à l'assurance-chômage en 2010. Seuls 38 % de ces "fins de droits" devraient bénéficier de la
solidarité nationale au travers soit de l'allocation spécifique de solidarité (ASS), soit du revenu de solidarité active (RSA). Ce sont donc plus de 600 000 chômeurs qui se retrouveront sans
rien. Leur sort dépendra du seul soutien familial, entraînant un accroissement inadmissible de la pauvreté en France.
Le gouvernement et le Président de la République ne réalisent pas la gravité et l’urgence de la situation. Le gouvernement n'a absolument pas pris la mesure de la crise, n’élaborant aucun plan
d’action concret pour ces chômeurs en fin de droits et refusant même le prolongement de l’allocation équivalent retraite (AER). Le Président de la République s’est quant à lui récemment prononcé
contre toute aide supplémentaire.
Et pourtant, depuis des mois, le Parti socialiste alerte en vain le gouvernement de l’urgence sociale qui se profile en ne cessant de demander un élargissement du droit d’ouverture à
l’allocation de spécifique de solidarité (ASS), une prolongation de l’allocation équivalent retraite (AER) et de l’indemnisation du chômage sur la base de 80 % du salaire pour les demandeurs
d’emploi en CDD ou en intérim.
Il est impératif de prendre des mesures spécifiques ciblées et tenant compte du caractère exceptionnel de la crise. C’est pourquoi le Parti socialiste demande solennellement la création
d’une Allocation Solidarité Crise (ASC) qui allonge de six mois les indemnités des chômeurs en fin de droits. Pour ne pas ajouter de l’exclusion à la crise, nous souhaitons que
cette mesure soit mise en place dans les plus brefs délais et, en ce sens, une proposition de loi sera déposée sur le bureau du Président de l’Assemblée nationale prochainement.
La création de cette allocation aurait également un effet positif sur la consommation et participerait d’une vraie politique de la relance, qui manque aujourd’hui en France.
Henri
Jibrayel a attiré l'attention de Monsieur Jean Louis Borloo Ministre de l'Ecologie sur l'éxonération de la taxe carbone pour les entreprises
de séchage et de distillation de PPAM (Plantes à Parfum aromatiques et Médicinales).
Les principaux débouchés de la filière plantes à parfum, aromatiques et médicinales sont les huiles essentielles et les plantes sèches. Dans ces deux cas, les procédés nécessaires à l'obtention
des produits finis ne peuvent se faire sans l'utilisation d'énergie, majoritairement issue de gaz propane.
La mise en place de la taxe carbone va donc avoir un impact économique extrêmement négatif
sur la filière, en particulier pour les coopératives et autres personnes morales réalisant des activités de séchage et de distillation. En effet, ces dernières ne sont pas concernées par le
remboursement anticipé de 75 % de la taxe.
Il est donc indispensable que les entreprises liées directement à la production puissent
bénéficier de cette mesure, sans quoi le surcoût qu'elles devraient assumer pénaliserait l'ensemble des exploitations agricoles qu'elles regroupent.
Une distillerie moyenne en France produit 20 T d'huile
essentielle et utilise par conséquent 31,2 T de gaz.
Avec la mise en place de la taxe carbone, les distilleries devront assumer un coût de
production supplémentaire moyen de 70 €/T d'huile essentielle produite. Le prix de vente moyen des huiles essentielles se situant à 16 €/kg, on peut facilement considérer que ce surcoût affectera
la compétitivité des distilleries françaises.
Henri Jibrayel demande donc au Ministre si il envisage d'inclure les coopératives et
autres personnes morales réalisant des activités de séchage ou de distillation de PPAM, dans la procédure de remboursement anticipé de 75 % de la taxe carbone ?